Concernant les sages-femmes

sage-femme

Lantosoa, 20 ans, est étudiante en deuxième année de sage-femme à Tananarive. Elle nous parle de ses études. Voici un extrait de son témoignage :


"C'est bizarre d'avoir des stages qui ne concernent pas vraiment la gynécologie, par exemple mon stage en parasito où j'étudie des kystes d'amibes et des lames sanguines avec le paludisme. Je ne comprends pas pourquoi on le fait. A ma sortir de l'école de sages-femmes je travaillerai où je peux en attendant d'obtenir un poste. En fait, à l'obtention de notre diplôme, on pose notre dossier au ministère [de la santé] et il se charge de la répartition des nouveaux diplômés dans tout le pays. Je peux me retrouver très loin en province mais ça ne me fait pas peur, il faut prendre le risque !


On fait beaucoup de pharmacologie en cours, je trouve ça très difficile, on nous donne des leçons comme ça et on n'a même pas les bases, on n'a que des notions au final, je trouve ça dommage.

Dans nos cours de pédiatrie on étudie principalement les malformations des nouveaux-nés, les maladies, leur prise en charge et les préventions en proscrivant les médicaments tératogènes (comme le Cotrim, les sulfamides, les anti-convulsivants). On apprend aussi comment dépister les maladies graves chez la femme enceinte, surtout la toxoplasmose et la rubéole, pour décider d'une intervention thérapeutique de grossesse. Il faut quand même surveiller les femmes avec des antécédents de rubéole. On apprend également quel comportement adopter s'il y a procidence du cordon pendant l'accouchement.

On sait qu'il faut pratiquer des OC* si la mère est en HTA, ou si elle a du diabète car l'enfant sera trop gros, on appelle ça la macrosomie foetale. Elle est aussi systématique en cas de BGR (bassin généralement rétréci)."

 

 

Témoignage recueilli le 07/07/2011 par Marine Valery.

Témoignage intégral prochainement disponible dans notre publication.

 

 

*OC : Opération par Césarienne.

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